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24/04/2018: Les dérives du vote électronique en Belgique (2014)

Entretien avec Anne-Emmanuelle Bourgaux


Anne-Emmanuelle Bourgaux, constitutionaliste et chargée de cours à l’Ecole de droit UMONS-ULB, revient sur les problèmes rencontrés lors des élections de mai 2014 et le peu de cas qui a été fait des votes "perdus".

Entretien réalisé par Devenons Citoyens (21/07/2014)

Élections du 25 juin 2014

  • avec le système en place, il y a eu dépossession du système de vote (électronique) de l’État au profit de firmes privées
  • les seuls à communiquer sur les problèmes du scrutin sont les responsables des élections : le Ministère de l’intérieur, pour qui "l’incident n’est pas grave, il n’a pas d’incidence sur les résultats"
  • le système de vote électronique entraine la dépossession de l’électeur des opérations électorales : pas de faculté de contrôle (du vote, absence dépouillement)
  • au sujet des milliers de votes émis annulés : le pouvoir ne peut pas annuler des votes parce que ça ne l’arrange pas : on ne se trouve plus dans un système démocratique

Vote électronique ou vote papier ?

  • la question à poser est : "pourquoi passer au vote électronique ?"
    • cout : le vote électronique est plus cher
    • rapidité : lorsqu’il y a des problèmes, c’est nettement plus lent
    • on manque d’assesseurs pour le dépouillement : c’est tirer sur une mouche avec un bazooka ; il faudrait plutôt informer les gens, leur rappeler ce qu’est la démocratie
    • la simplicité du vote papier en fait sa force : n’importe qui peut surveiller que tout se passe comme prévu
    • "l’informatique, c’est le progrès" : avec le vote électronique, c’est l’opacité qui règne, malgré la mise en place d’instances non citoyennes comme le collège des experts, il n’y a pas de contrôle démocratique (par le peuple) possible.