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12/01/2017: Réaction de PourEVA à la décision de la Région Bruxelloise d’acheter des nouvelles machines de vote


Comme le rapporte ce matin le quotidien La Capitale, la Région bruxelloise a mis à son budget un montant de 8 millions pour l’achat de nouvelles machines à voter. C’est la conséquence du vote du Parlement bruxellois en juin dernier qui a décidé de poursuivre dans la voie du vote électronique malgré la preuve éclatante, faite à l’occasion du scrutin de 2014, que ce mode de scrutin n’est par construction pas fiable.

Le vote électronique n’est pas nécessaire pour les élections dont la Région a la responsabilité puisque le scrutin de 2018 sera communal et que, à cette occasion, les bulletins bruxellois ne seront aucunement différents de ceux utilisés dans le reste du pays. En 2019 encore, les scrutins européen et fédéral auraient aussi pu se se faire par papier et à nettement moindre coût. Le seul argument brandi par les tenants des machines à voter est la taille des bulletins pour les élections régionales, également en 2019. Ce scrutin relève des autorités fédérales et si les bulletins actuels seraient effectivement de grande taille, ce n’est qu’à cause de règles particulières imposées à la Région bruxelloise et dont ses citoyens ne sont aucunement responsables.

C’est cependant dans leur portefeuille que l’on plongera pour acheter ces machines. La Région a décidé de les acheter car l’artifice de la location ou du leasing, avancé par certains pour masquer le coût réel de l’opération, n’aurait pas permis d’obtenir le fameux “subside” fédéral qui ne s’applique qu’en cas d’achat. Mais ce subside n’est en lui-même qu’un autre artifice qui permet aux autorités bruxelloises de plonger dans les poches des Bruxellois en n’assumant que les 8 millions inscrits à son budget. Les deux autres millions, “subsidiés” par le fédéral ne tomberont pas du ciel: l’impôt fédéral est aussi collecté dans les poches des Bruxellois, notamment.

On peut s’étonner au passage de l’inertie des représentants wallons au Parlement fédéral qui acceptent jusqu’ici, sans broncher, que les contribuables wallons continuent à participer à la subsidiation des machines bruxelloises et flamandes alors que leur Gouvernement régional a pris la sage décision d’abandonner les machines à voter et de revenir intégralement au vote papier, le seul qui garantisse aujourd’hui un contrôle citoyen sur ce processus fondamental de notre démocratie.

Enfin, on doit s’étonner que l’on annonce déjà que ce marché colossal sera attribué à la société Smartmatic, sans qu’il y ait trace d’un quelconque appel d’offres européen avec cahier des charges. Il n’est pas inutile de rappeler ici que le décret bruxellois de juin 2016 impose de nouvelles contraintes au système utilisé jusqu’ici dans deux des 19 communes bruxelloises et qui sera encore utilisé tel quel dans les communes flamandes. On aura donc bien deux systèmes différents et on doit s’étonner que l’autorité se montre aussi légère dans le processus d’acquisition d’un nouveau matériel aussi couteux.