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04/06/2014: Réponse de PourEVA à l’entretien accordé au Soir ce 4 juin 2014 par Philippe Pivin


PourEVA revient sur les arguments avancés par Philippe Pivin: Bug électronique: «Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain»

Bien que le vote électronique ait débuté en 1994 en Belgique, le
matériel de vote électronique utilisé en 2014 n’est pas aussi vieux.

D’une part, une partie de Bruxelles est passée au vote électronique en
1999 lors de la deuxième phase.

D’autre part, à l’approche des élections de 2006/2007, soit plus de 10
ans après les premiers achats, le Fédéral et les Régions ont convenu
de procéder à une mise-à-jour du matériel de vote électronique pour
pouvoir continuer à les utiliser. Ces machines "upgradées" - un joli
mot pour dire qu’on a racheté des nouveaux ordinateurs - ont donc moins de 10 ans d’âge.

Les problèmes rencontrés ce 25 mai 2014 sont essentiellement dus à une erreur de programmation de la part de Stésud lors de la mise à jour des logiciels qui s’est faite entre fin 2013 et début
2014. En aucun cas le matériel ou l’utilisation des disquettes n’ont
été mis en cause, au contraire, le Ministère de l’Intérieur a constaté moins d’interventions techniques et d’appels au helpdesk que les années précédentes.

Pour les élections communales de 2012, la région Bruxelloise (alors autorité compétente) a décidé de tester dans deux communes le nouveau système avec preuve papier (Smartmatic) qui a dysfonctionné avec, à la clef, un recours à Woluwe-Saint-Lambert [le Conseil d’Etat a reconnu le recours fondé]. Même si c’est une fuite en avant, on ne peut pas l’accuser d’avoir été inactive sur le dossier.

Pour les élections de 2014, la Région n’est en rien responsable de l’organisation et c’est le Fédéral qui devait tout organiser.

Ce que demande Mr Pivin, comme de nombreux mandataires locaux, c’est de l’argent car il sait que le vote électronique est impayable et il aimerait que la Région ou le Fédéral paye la facture de sa volonté de continuer le vote électronique. Il suffit d’observer la réaction des 39 communes wallonnes lorsque la facture du vote électronique de 2012 est arrivée. C’est exactement la demande de la Conférence des bourgmestres de 2010... ne pas devoir payer, et sur ce point ils semblent tous d’accord.

Pour EVA ne pense pas que l’on puisse affirmer que le dépouillement a été harmonieux à 95% dans les 19 communes : il n’y a pas eu de dépouillement à proprement parler, et l’absence de résultats pendant plus de 48h était loin d’apporter l’harmonie dans la capitale. Les disquettes de Koekelberg, remises sur le coup de 16h30 ne contenaient pas l’ensemble des votes des électeurs de la commune... certains électeurs se sont vu voler leur voix à cause de ce bug informatique.

C’est en abandonnant le vote papier que l’on a jeté le bébé "contrôle démocratique" avec l’eau du bain.

Même si personne ne peut se réjouir du fait que la volonté exprimée par de nombreux électeurs n’ait pas été prise en compte, il faut au moins que ce bug puisse relancer le débat.

La fuite en avant vers un autre système de vote électronique, encore plus couteux n’est certainement pas la meilleure des solutions pour restaurer la confiance du citoyen. Ce bug, ou un autre bug, comme celui du "double-clic" sur le système avec preuve papier, en Flandre et à Bruxelles en 2012, peut arriver encore quel que soit le type d’ordinateur de vote utilisé. Seul un contrôle citoyen effectif et efficace sur le résultat des élections peut détecter ce genre de bug et décourager les fraudes informatiques.

Actuellement, le vote papier est le meilleur et le moins cher des systèmes, et garantit le contrôle citoyen sur le résultat de l’élection.